Un visuel propre à l’écran ne suffit pas. L’impression a ses règles : taille réelle, encres, coupe, textes vectorisés. Ce guide pose les bases — celles que nous vérifions sur chaque commande à Nœux-les-Mines — pour que vous sachiez quoi préparer, avec quel logiciel, et comment nous transmettre le fichier.

Ce que « prêt à imprimer » veut dire

« Prêt à imprimer » n’est pas un slogan. C’est un fichier dont l’atelier peut lancer la production sans le reconstruire : bonnes dimensions, bonnes couleurs, fonds perdus, textes stables, images nettes. Si l’un de ces points manque, on perd du temps — ou on imprime un défaut.

PAO
Publication assistée par ordinateur. Chez nous, c’est l’étape où un œil humain relit votre fichier avant le BAT (bon à tirer). Cette vérification est gratuite.

Vous n’avez pas à tout maîtriser. Envoyez ce que vous avez : nous signalons ce qui bloque. Mais plus le fichier est propre en amont, plus le BAT arrive vite — utile si vous commandez des flyers, un roll-up ou un panneau pour une date fixe.

Quels logiciels installer

Pas besoin d’une suite complète pour une carte de visite. En revanche, un logiciel de mise en page (et non un traitement de texte) évite 80 % des fichiers inexploitables. Voici ce que nous recevons le plus souvent, et ce qui convient vraiment.

Logiciels utiles selon le type de fichier

Logiciel Pour quoi Export attendu
Adobe InDesign / Affinity Publisher Mises en page (flyers, dépliants, affiches) PDF/X ou PDF haute qualité
Adobe Illustrator / Affinity Designer Logos, lettrage, adhésifs, signalétique PDF + AI ou SVG vectoriel
Adobe Photoshop / Affinity Photo Images photo, visuels grand format PDF ou TIFF, pas un JPEG compressé
Canva, Figma (export soigné) Petits volumes, visuels simples PDF « imprimer » + fonds perdus
Word, PowerPoint, Google Docs À éviter pour l’impression À refaire ou à convertir avec nous
Astuce HDF
Canva peut suffire pour un flyer simple si vous exportez en PDF d’impression, au format réel, avec fonds perdus. Évitez le PNG « pour le web » : il est en RVB, souvent trop léger, et sans zone de coupe.

Si vous n’avez aucun de ces outils, envoyez le logo en vectoriel (AI, EPS, SVG ou PDF) et le texte à jour. Nous pouvons composer le fichier — c’est le cas typique d’un devis sur mesure (enseigne, covering, vitrophanie).

Format, résolution et fonds perdus

Travaillez à la taille réelle du produit, pas « à peu près A4 ». Un roll-up 85 × 200 cm n’est pas une affiche A3 agrandie. La résolution se calcule à cette taille finale.

  • Imprimés vus de près (cartes, flyers, brochures) : 300 dpi à la taille finale.
  • Affiches et PLV lues à 1–2 m : 150 à 200 dpi suffisent souvent.
  • Grand format (bâche, enseigne, covering) vu de loin : 72 à 150 dpi selon la distance. Une image web de 1200 px ne fera pas une façade.
Fonds perdus
Zone de débord (en général 3 mm tout autour) que le massicot coupe. Sans elle, un liseré blanc apparaît dès que la coupe dévie d’un dixième de millimètre. Placez les textes et logos dans une zone de sécurité d’au moins 5 mm à l’intérieur du format fini.
Massicot
Le massicot est la machine qui coupe la feuille au format final. D’où l’importance des fonds perdus : on imprime un peu plus grand, puis on coupe pile sur le trait.

Couleurs : RVB, CMJN, et l’écran qui ment

L’écran mélange de la lumière (RVB : rouge, vert, bleu). L’imprimante superpose des encres (CMJN : cyan, magenta, jaune, noir). Les bleus électriques, verts fluo et oranges flashy de l’écran n’existent souvent pas en encre. Convertir en CMJN avant d’envoyer, c’est voir le rendu réel à temps.

  • Idéal : document déjà en CMJN, profil ISO Coated v2 ou équivalent.
  • Acceptable : RVB propre, nous convertissons et vous signalons les teintes sensibles sur le BAT.
  • À éviter : couleurs « fluo écran », noirs 100 % K seuls sur de grands aplats, et le noir RVB (0,0,0) qui devient un gris terne.
Noir riche
Pour un aplat noir dense, préférez un noir riche du type 60 / 40 / 40 / 100 plutôt qu’un 0 / 0 / 0 / 100. Le texte courant, lui, reste en 100 % noir (K) pour rester net.

Les couleurs de marque (logo, charte) se gèrent mieux avec un nuancier ou un code Pantone si la teinte est critique — enseigne, flotte, textile. Pour un flyer, le CMJN bien préparé suffit.

Textes, logos et export PDF

Deux causes fréquentes de BAT refusé : une police manquante (le texte se substitue) et un logo en JPEG flou. Le PDF reste le format le plus fiable, à condition de l’exporter pour l’impression, pas pour le web.

  1. Vectorisez les textes ou embarquez les polices dans le PDF.
  2. Gardez le logo en vectoriel. Un PNG transparent de 400 px ne fera pas un adhésif de 80 cm.
  3. Exportez en PDF haute qualité / PDF/X-1a ou PDF/X-4, fonds perdus activés, traits de coupe si votre logiciel les gère.
  4. Vérifiez le poids : un PDF de 80 Mo n’est pas un problème ; un JPEG à 400 Ko pour un kakémono, si.

Nous acceptons aussi AI, PSD, TIFF, PNG et JPG. Le PDF reste le plus simple à relire. Les fichiers Word ou PowerPoint demandent presque toujours une reprise.

Comment nous transmettre le fichier

Une fois le produit configuré (catalogue) ou le besoin décrit (devis), le fichier suit. Pas besoin d’un protocole compliqué.

Checklist avant envoi

  • Format réel du produit, fonds perdus 3 mm
  • Images nettes à la taille finale
  • Document en CMJN (ou RVB propre, conscient des écarts)
  • Textes vectorisés ou polices embarquées
  • Logo vectoriel si le visuel le contient
  • Nom de fichier clair : client-produit-format.pdf

Ensuite :

  • Commande catalogue : déposez le fichier dans le tunnel, après configuration. C’est le chemin le plus direct.
  • Fichier trop lourd pour le navigateur : WeTransfer, Smash ou un lien Drive / Dropbox. Indiquez la référence commande ou le devis.
  • Projet sur mesure (enseigne, covering, pose) : joignez photos du lieu, cotes et fichier via le formulaire devis ou par e-mail.

Un interlocuteur local change la suite : à Nœux-les-Mines, on peut ajuster une cote ou un recadrage sans ticket anonyme. C’est le même atelier qui relit le fichier et qui imprime — que vous soyez à Lille, Lens ou Arras.

Le BAT : on n’imprime pas sans vous

BAT (bon à tirer)
Aperçu numérique de votre fichier une fois passé en prépresse. Il est gratuit et systématique. La production ne part qu’après votre validation. Relisez surtout : orthographe, téléphone, recadrage, et les zones trop proches de la coupe.

Le BAT n’est pas une photo du papier fini. Les couleurs écran restent une approximation. Il confirme en revanche que rien n’est coupé, que le texte est le bon, et que le fichier tient la route. Un doute sur une teinte de marque ? Dites-le : on ajuste avant de lancer.

Délais habituels après BAT validé : expédition 48 à 72 h sur la plupart des produits catalogue. Pose, enseigne ou covering : le délai dépend du support et du créneau — on le dit avant, pas après. Livraison offerte dès 49 € HT.

Mini-lexique pour la suite

Nous positionnons ces ressources comme un lexique utile, pas comme un magazine. Voici les mots qui reviendront dans les prochains articles — et que vous pouvez déjà croiser ici.

  • Offset — procédé pour les grands tirages : une plaque par encre, rendu très stable. Idéal dès que les quantités montent (flyers, brochures).
  • Numérique — impression directe, souple sur les petites et moyennes quantités, délais courts.
  • Grand format — bâches, panneaux, covering : la résolution se juge à la distance de lecture, pas comme une carte de visite.
  • Couché / offset (papier) — le couché lisse les couleurs photo ; le papier offset, plus mat, convient aux textes denses. Deux sens du mot « offset » : le procédé, et un type de papier.
  • Pelliculage — film mat ou brillant qui protège l’imprimé et change le toucher.

Pour commander ensuite : le catalogue pour les produits configurables, le devis pour le sur-mesure, la FAQ pour les questions fichiers / BAT / livraison. Et si vous voulez un imprimeur qui répond depuis le Nord, commencez par la signalétique Hauts-de-France.

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