Une carte de visite se juge à 30 cm. Une bâche de chantier, à quinze mètres. Exiger 300 dpi sur une façade, c’est un fichier ingérable pour un gain invisible. Voici comment dimensionner l’image selon la distance, pour la signalétique et la PLV.
Le dpi se juge à l’œil, pas au mythe
Le dpi (points par pouce) n’a de sens qu’à la taille réelle d’impression. Une image de 2000 px de large fait 17 cm à 300 dpi — et 2,8 m à 18 dpi. De loin, 18 dpi peut suffire. De près, c’est du flou.
Repères de résolution utile
| Distance de lecture | Exemples | Cible utile |
|---|---|---|
| Moins de 50 cm | Cartes, flyers, brochures | 300 dpi |
| 1 à 2 m | Roll-up, affiche vitrine, kakémono | 150–200 dpi |
| 3 à 8 m | Panneau parking, enseigne moyenne | 75–150 dpi |
| Plus de 8–10 m | Bâche chantier, façade, covering vu de la route | 30–75 dpi |
Bâche, enseigne, covering, roll-up
- Roll-up : lu à 1–3 m. Une photo web de 1200 px, étirée sur 85 cm de large, se voit. Travaillez à la taille réelle.
- Panneau / enseigne : la distance de la rue prime. Un logo vectoriel reste net à n’importe quelle taille.
- Covering véhicule : vu à 2 m sur un parking, à 20 m sur la route. Les textes trop fins disparaissent en mouvement.
- Bâche de palissade : rarement lue de près. Privilégiez le contraste et les grandes lettres.
Les erreurs qui se voient le jour J
À éviter
- Agrandir un JPEG de site web « pour que ça fasse la largeur »
- Texte de 12 pt sur un roll-up (illisible à 3 m)
- Fond photo trop chargé derrière un slogan
- Logo uniquement en PNG 400 px pour une façade
Pour le roll-up précisément : 5 erreurs de conception à éviter. Pour préparer le fichier : le guide de base. Un projet d’enseigne se chiffre plutôt au devis, photos de façade et cotes à l’appui.