Un bleu électrique à l’écran, un bleu plus sourd sur le papier : ce n’est pas « l’imprimante qui déteint ». Ce sont deux langages. RVB pour la lumière, CMJN pour l’encre. Voici comment les départager avant d’envoyer le fichier.
Lumière contre encre
Convertir trop tard, c’est découvrir l’écart sur le BAT — ou pire, après expédition. Convertir tôt, c’est ajuster la teinte tant que le fichier est encore ouvert.
Comment convertir sans mauvaise surprise
- Travaillez dès que possible en CMJN (InDesign, Illustrator, Affinity).
- Profil courant : ISO Coated v2 (papier couché) ou un profil fourni avec le papier.
- Vérifiez les teintes de marque : logo, bandeau, fond saturé.
- Exportez un PDF d’impression, pas un « petit PDF web ».
Un fichier envoyé en RVB n’est pas refusé d’office. Nous le convertissons et signalons les couleurs sensibles. C’est décrit dans le guide fichiers. Canva et Figma restent souvent en RVB : exportez « imprimer » et prévenez-nous si une teinte est non négociable.
Pantone : quand la teinte est critique
Le Pantone (ton direct) est une encre prémélangée, pas une recette CMJN. Utile pour un logo d’enseigne, une flotte, un textile d’équipe : la teinte reste la même d’un support à l’autre, dans la limite du matériau.
- Flyer ou brochure standard : CMJN bien préparé suffit.
- Enseigne, covering, charte stricte : donnez le code Pantone ou un nuancier.
- Un Pantone à l’écran n’est qu’une approximation. Le nuancier papier reste la référence.
Et ensuite ?
Le mode colorimétrique n’est qu’une brique. Il s’ajoute aux fonds perdus, à la résolution et à l’export PDF. Pour le procédé (plaques ou impression directe), voir c’est quoi l’offset et numérique ou offset.